Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une
Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une
Compte rendu de la séance de livre échange du 12 septembre 2018
Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une - Raphaëlle Giordano
La séance s’ouvre sur une question plutôt difficile : qu’est-ce que le bonheur ? La discussion entre les participants fait apparaître que nous ne partageons pas la même notion du bonheur, certains considèrent même qu’ils sont exclus du bonheur. Chacun s’attache donc à présenter sa propre conception du bonheur, laquelle met en évidence que notre histoire personnelle compte pour beaucoup dans cette perception. Finalement, il semble que le bonheur vu comme un état permanent, en tout cas de longue durée, n’existe pas. Il conviendrait alors de saisir et de profiter de tous les courts moments présents qui nous remplissent de joie, de paix, … de bonheur.
Cet échange qui implique chacun des participants dans son intimité reste empreint de sérénité, d’amitié. Chacun considère, à chaque instant, la situation sous un angle critique et voit « le verre à moitié vide ou à moitié plein ». De là découle sa perception personnelle du bonheur. Les participants constatent alors que nous sommes face à une question culturelle. Dans la culture de la société française, on n’apprend pas à regarder les situations avec une œil critique optimiste, mais au contraire à systématiquement avoir un regard critique pessimiste. Force est de constater que le résultat en est une société qui se complaît dans la morosité et la plainte.
C’est peut-être pour cette raison que les livres du genre de celui que nous avons lu, se multiplient et connaissent un important succès. En effet, le roman de Raphaëlle Giordano apparaît comme un livre de recettes proposant celle pour trouver le bonheur. L’auteure est à la fois une romancière, une scénariste, un peintre et une coach en créativité. Elle a donc beaucoup d’expérience relativement à la question de la recherche du bonheur.
En ce qui concerne son livre, les participants se demandent si on peut vraiment le qualifier de roman. Le fil conducteur est une succession de changements qui tous réussissent, apparemment sans effort, sans découragement, sans échecs. Cela semble trop idyllique pour correspondre à une réalité. A contrario on se trouve bien devant une œuvre qui transmet de la joie, du bonheur, qui fait rêver. L’écriture en est simple et facile à lire. Mais les participants ont eu du mal à s’attacher aux personnages. Ils considèrent aussi que le sujet des « personnes modèles » est surfait.
S’agissant des personnages et de leur comportement, le roman met l’accent sur l’opposition entre l’être et le paraître. A vouloir trop paraître, l’héroïne finit par « oublier » son être ce qui entraîne son mal de vivre chronique. La discussion s’instaure sur ce point philosophique et chacun s’accorde sur le fait que l’être doit l’emporter sur le paraître. … et cette conclusion nous renvoie au problème culturel (structurel) de la société française obnubilée par le paraître.
Les participants apprécient le dénouement de l’histoire. Cette idée d’une chaîne d’entraide qui apporte à chacun un fragment de bonheur est très plaisante.
En résumé nous avons apprécié ce document qui nous a permis de discuter de cette question somme toute essentielle du bonheur et de la façon de l’appréhender.
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